jeudi, 26 février 2009
90 200 de plus !
En un mois, la France connaît 90 200 chômeurs de plus, pour la seule catégorie 1, c'est à dire les chercheurs d'emploi à temps complet. La grille du chômage en comprend 8 ! On n'ose pas imaginer les résultats sur l'ensemble des catégories.
Et pourtant Tsarko Ier avait promis que réduire le chômage serait sa priorité, il parlait même de chômage zéro pour la fin de son mandat. Encore une promesse non tenue, mais pour Tsarko c'est monnaie courante. Cela démontre surtout l'aberration dramatique pour des centaines de milliers de famille de la politique menée par Tsarko et par la droite en général.
Alors même que démographiquement la France est en position favorable pour réduire le chômage, Tsarko parvient à faire aussi mal que les anglais et les américains. Heureusement pour les américains, eux changent de politique, et nous, nous conservons l'agité hyperactif qui ne se rend même pas compte de la situation.
La droite et Tsarko peuvent stigmatiser la gauche et ses 35 heures, et ses emplois jeunes. Moi je reste pragmatique, depuis 1991, en cumulant les chiffres les années sous la droite a accru le nombre de demandeurs d'emplois de 169 000, sous la gauche, le chômage a baissé de 481 000, et durant les 5 années de Jospin, il a même baissé de près de 1 million !
Alors Tsarko, écoute ceux qui savent faire baisser le chômage, écoute ceux qui sont sérieux et raisonnable et cesse la loi TEPA et ses 15 milliards d'euros pour les plus riches (ceux qui ont dépensé plus 370 millions d'euros pour des tableaux et sculpture cette semaine), et surtout relance le pouvoir d'achat. Quand tout va mal, il faut conserver la consommation dans le moteur économique !
09:47 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 16 février 2009
Pour tsarko, un nouveau coupable à la crise : le congés parental
Il fallait s'en douter, Rachida Dati avait donné l'exemple : 5 jours de congés maternité c'est amplement suffisant !
Donc fort de cette logique, Tsarko a décidé que le congés de trois ans pour essentiellement les femmes, c'était bien trop long ! C'est une nouvelle fois désespérant, dogmatique, et méprisant en plus d'être absurde économiquent et socialement.
Pourtant les enfants de 0 à 3 ans ont besoin de leur mère plus que tout, c'est ce qui construit l'individu pour le reste de sa vie. Ce n'est même pas suffisant, cela ne permet que d'établir une base solide. Pas besoin d'être spécialiste pour comprendre cela. Tsarko ne comprend la société que sous le prisme de l'entreprise, du rendement, de la rentabilité. L'individu et ses aspirations ne sont rien pour lui, seul compte l'intérêt de ses amis !
La France est l'un des rares pays occidental qui affiche une démographie dynamique, il faut peut-être y voir une politique familiale plus favorable qu'ailleurs, et je reste persuadé que le congés parental en est l'une des pierres maîtresses.
Tsarko Ier qui n'a jamais connu de problème de crêche, de garde ne se rend même plus compte de la réalité des français, et ce n'est pas l'annonce qui tombe de nul part sur 200 000 places supplémentaires pour 2012 qui y changera quelque chose. Pour information, les garderies sont principalement municipales, donc à la charge des communes, et depuis des années, les subventions de la CAF sont en chute libre. De plus en plus les villes doivent augmenter leur part pour assurer ce service. Quand en plus Tsarko annonce qu'il supprimera la TP de manière unilatérale, sans discussion, on est en droit de se demander où les villes trouveront les financements obligatoires alors qu'elles se battent pour maintenir l'existant ?
C'est une conception incompréhensible de la politique où seul l'intérêt d'un homme, même président, prévaut sur les besoins de la population.
Franchement, de plus en plus, je me demande ce que recherche réellement cet homme ?
10:42 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 09 février 2009
Tsarko veut nous enfoncer davantage dans la crise
c'est avec une très grande inquiétude que j'ai appris l'annonce du président Tsarko de la suppression de la taxe professionnelle pour 2010. Outre le fait que les chiffres qu'il annonce sont erronés, la TP pèse 26 milliards d'euros et non 8 milliards, c'est le poids de la taxe sur les finances locales qui est prépondérant.
Ainsi, au sein de la communauté urbaine de Dunkerque, les villes sont sous le régime de la taxe professionnelle unique qui est la seule ressource de la collectivité intercommunale puisque les impôts ménages sont nuls.
De plus, après la mise en oeuvre des projets à vocation intercommunale conforme à ses compétences, la CUD reverse une part de cette taxe dans chaque commune par le biais de compensations qui peuvent représenter les recettes les plus importantes d'une ville.
La décision de Nicolas Sarkozy est donc totalement irréaliste voire dangereuse car comment une ville peut faire face financièrement avec 30 à 40% de ressources en moins ?
A court terme cela crée un climat de très forte inquiétude qui tend à réduire davantage l'activité de l'ensemble des collectivités, qui à la place de maîtriser ou de réduire les projets d'investissement, les gèleront complètement. Si dans la période de crise actuelle, les collectivités locales ne sont plus en capacité d'investir elles aussi, c'est toute l'activité économique qui est stoppée, et c'est encore une augmentation du chômage à prévoir particulièrement dans l'emploi local.
De même cela pose des questions sur l'aménagement du territoire. Pourquoi les collectivités devraient accepter des industries ayant de fortes nuisances, qui n'embauche pas beaucoup, qui peuvent polluer s'il n'y a pas de retours pour la population qui subit ces nuisances ?
Enfin, Nicolas Sarkozy dans cet élan idéologique et sans réelle proposition alternative sépare encore plus la France en deux : l'Etat et le gouvernement d'un coté (de la couleur politique du président), les collectivités locales de l'autre (majoritairement à gauche). Il se voulait le président de la rupture, il est le président de la fracture, et bientôt de la facture !
Il a pris le risque de mettre en péril l'équilibre financier l'ensemble des villes, intercommunalités, départements et régions de France qui ne pourront plus assumer leurs compétences (écoles, transports, insertion, ...) si elles ne perçoivent pas de réelles compensations. Mais dans ce cas où l'Etat trouvera les ressources, et dans les poches de qui ?
Aujourd'hui, le premier ministre Fillon (si si nous avons encore un 1er ministre, j'ai été surpris moi même) indique que bien évidemment la suppression sera compensée. Mais du mécanisme de substitution, du mode opératoire, du mécanisme financier, pas un mot ! rien !
Donc ce qui est certain c'est la suppression de nos recettes, et ce qui demeure hypothétique c'est une contre partie. On sait par le passé, que les compensations de l'Etat sont fragiles et n'évoluent jamais aussi vite que l'inflation.
15:56 Publié dans Coudekerque-Branche | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note