jeudi, 22 octobre 2009
Recentralisation
Depuis 1981 avec la gauche au pouvoir, les collectivités territoriales n'ont eu de cesse de permettre une plus large décentralisation du pouvoir en France. Tout n'est pas parfait, mais au moins, la proximité est réelle entre les élus et la population.
D'ailleurs ce principe est encore plus accentué au niveau communal avec l'apparition des conseils de quartiers.
De plus il existe un lien fort entre l'aménagement du territoire et les recettes fiscales via la taxe professionnelle.
Mais il suffit d'un Tsar pour tout mettre à plat, tout défaire et plonger la nation dans une nébuleuse inquiétante. Prenons la Taxe Professionnelle (TP), certes elle n'est pas toujours juste, surtout quand elle pénalise trop lourdement l'investissement. Mais elle a le mérite de permettre aux collectivités (villes ou communautés) d'assurer leur autonomie financière.
Nous pouvions très bien envisager un glissement de la part "investissement" de la TP vers une taxe contre la pollution pour les industries. Mais non Tsarko Ier a décidé unilatérallement de la supprimer purement et simplement sans aucune garantie quant aux ressources des collectivités. Il se paye même le luxe d'affirmer qu'elles devaient elles aussi faire une cure d'amaigrissement à l'instar de l'Etat.
C'est un peu fort, surtout lorsqu'on assiste aux transferts de compétence monstre sans assez de financement comme l'APA ou le RSA aux départements.
Surtout, actuellement, les collectivités territoriales sont les dernières en cette période de crise à permettre des investissements conséquents. Enfin, elles devraient l'être, mais l'incertitude est telle qu'elles se refusent à investir trop lourdement.
De même, la convergence entre les régions et les départements n'est pas à rejeter dogmatiquement. Une réflexion peut s'envisager, mais quand j'entends que le même Tsarko Ier souhaite une élection à 1 tour, c'est carrément la fin du pluralisme politique. Il écrase la droite via l'UMP en prenant même des éléments de la droite la plus radicale pour s'assurer un hégémonisme. De ce fait il se garantit des victoires à court et moyen termes, mais condamne la droite à devenir de plus en plus dure.
La gauche a toujours eu des appréciations différentes dans ces divers éléments, et il n'est pas souhaitable de n'avoir qu'un seul grand parti ou une minorité décide pour les autres, plongeant les militants dans une sorte de pensée unique.
L'élection à un tour est un véritable risque pour la démocratie et la représentativité de la société! D'ailleurs le conseil ne s'y trompe pas, puisqu'il émet les plus grandes réserves quant à la sincérité de suffrage !
13:58 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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