mercredi, 07 janvier 2009

Zohra, fille de ministre

biberon.jpgJe vous laisse le commentaire de mon épouse qui est offusquée, comme moi d'ailleurs, du retour au conseil des Ministres de Mme Dati, 5 jours après son accouchement.

 

Que penser de la reprise de travail de Mme Dati , 5 jours après son accouchement?

Je trouve cela absolument scandaleux et choquant de la part d'un ministre de la république, qui devrait donner l'exemple. Loin de moi l'idée de vouloir absolument et contre leur gré maintenir "les femmes à la maison", mais de là à laisser croire que l'on peut être parfaitement opérationnelle 5 jours après une césarienne, c'est irresponsable. Si l'on peut comprendre que de telles fonctions nécessitent de la disponibilité, comment ne pas imaginer qu'elle prend sur elle, au détriment de sa santé et de la sécurité affective de son enfant?

 

Dans le monde entier et cela depuis des lustres, on sait que physiologiquement il faut 6 semaines au minimum de repos après un accouchement.

 

Et puis, le congé maternité, c'est aussi fait pour l'attachement mère-enfant, pour rester coller de longues heures l'un à l'autre afin de créer un lien maternel pour la vie.

 

Ce comportement laisse à penser que toutes ces femmes qui "se prennent" leur congé maternité pendant des semaines le font vraiment parce qu'elles le veulent bien. C'est honteux.

 

Je pense que c'est raté pour son retour en grâce auprès des français, elle se présente comme une femme carriériste, trop inquiète pour son job alors que mettre un enfant au monde est ce qu'il y a de plus important dans la vie.



Elle donne une très MAUVAISE IMAGE de la femme qui travaille. Ce n'est pas ça concilier travail et vie privée. Là à ce niveau c'est de l'idiotie complète. On comprend maintenant que la magistrature soit contre elle.

 

Elle remet en cause les acquis sociaux et fait reculer le combat pour allonger le congé de maternité comme dans le nord de l'Europe.

 

Une maman qui bosse.

 

 

J'ajoute que pour les hommes et femmes qui exercent des responsabilités politiques et/ou militantes, la vie privée en prend toujours un coup, il ne faut pas le cacher. Pourtant il faut impérativement s'octroyer des moments privilégiés avec sa famille et principalement ses enfants. Avoir des enfants est sûrement la décision la plus importante dans une vie. C'est la concrétisation d'un amour, une envie irréprécible d'être entouré.

 

Jamais, selon ma conception, je sacrifierai ce lien fort pour une quelconque carrière. Dans la vie il existe des priorités, la mienne c'est ma famille et mes enfants. L'exemple de Mme Dati est déplorable pour les hommes et femmes qui veulent faire de la politique intelligemment. Mon épouse a parfaitement souligné que la ministre après quelques semaines de rétablissement, elle pouvait poursuivre une partie de ses activités tout en maternant ! Il ne s'agit que de quelques semaines, qui ne sont rien dans une carrière politique (surtout quand on voit les résultats de Mme Dati) mais qui sont tout pour la vie future de l'enfant.

 

Je souligne aussi, que c'est le même gouvernement qui stigmatise les soi-disant mauvais parents en voulant les culpabiliser qui démontre une nouvelle fois le fameux : "faites ce que je dis, pas ce que je fais !"

 

Quoiqu'il en soit, parce que cette enfant n'est pas responsable de sa mère, je lui souhaite la bienvenue dans ce monde et la meilleure santé possible.

Commentaires

Voici un extrait du journal "Le Monde" concernant cette affaire. Rachida est victime de pressions de la part de Nicolas Sarkozy. La vie de ministre ce n'est pas toujours marrant. On pourrait faire un parallèle avec le choix pour les employés de travailler plus ou/et de travailler le dimanche.

"Dans une interview au Journal du Dimanche, Ségolène Royal, première ministre en exercice à accoucher - en 1992, lorsqu'elle était ministre de l'environnement -, prend la défense de la Garde des Sceaux en dénonçant une 'forme de harcèlement'. 'Quel choix a-t-on lorsqu'on est Garde des Sceaux et que le président de la République décide d'annoncer une importante réforme de la justice un mercredi alors qu'on a accouché le vendredi précédent ? La pression est extrêmement violente. (...) On sait ce que coûte la politique de la chaise vide, le responsable de la reprise rapide de Rachida Dati, c'est Nicolas Sarkozy,' accuse l'ex-candidate socialiste à la présidentielle. 'Qu'on laisse donc tranquille Rachida Dati ! Cet acharnement contre elle est indécent et injuste', ajoute Ségolène Royal qui avoue qu'à sa place elle aurait fait 'sans doute la même chose, quitte à serrer les dents.'"

Ecrit par : Marion MAC CLEAVE | dimanche, 11 janvier 2009

ligne 2 je voulais bien sûr dire Rachida Dati et non Rachida.

Ecrit par : Marion MAC CLEAVE | lundi, 12 janvier 2009

et tout ce zèle pour rien !
elles'est quand même faite virer par notre tout petit tzarko 1er

Ecrit par : jean schepman | dimanche, 25 janvier 2009

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