jeudi, 22 février 2007

journal de campagne (1ère partie)

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On savait tous que cette campagne allait être dure, mais personne ne pouvait penser qu'elle atteindrait de telle proportion alors que nous ne sommes qu'à 60 jours de l'échéance.

 Le début de la campagne je la situerai dès 2004 après les élections régionales, marquées par une vague rose sans précédent. De cet évènement majeur de la vie politique française, trois éléments que l'on retrouve actuellement ont émergé :

1) l'arrivée en première ligne de Ségolène Royal, en ravissant le Poitou à l'entourage de Raffarin, 1er ministre de l'époque.

2) Sarkozy a comprit qu'il ne pouvait pas s'appuyer sur le bilan de sa majorité, et met en avant un projet. Et le balbutiement de sa rupture (pas si tranquille à l'époque)

3) Bayrou comprend qu'il doit faire cavalier seul pour que l'UDF survive.

Trois ans plus tard ces ingrédients ont mûri et pris de l'ampleur.

Bayrou a poursuivi son sillon, jouant un jeu de dupe sur l'obsolescence de la droite et la gauche, alors qu'il provient d'une famille de droite, soutenu et soutenant l'UMP dans l'ensemble des régions, départements et villes où ils sont élus (majoritaire ou opposant toujours ensemble). Pourtant, il réalise un bon début de campagne, provoquant des remous à gauche dans un 1er temps et maintenant à droite.

Sarkozy joue une illusoire rupture, et dans le même temps s'accroche désespérement à son ministère. Il a par ailleurs annoncé à RTL hier que le bilan des gouvernements Chirac était tout à fait satisfaisant et honorable. Il a utilisé et utilise les médias à outrance. Le summum de sa campagne (jusque maintenant) a été son avènement officiel le 14 janvier après avoir muselé ses opposants à l'UMP et obtenu 99% des voix (toujours étrange de voir un score stalinien chez un ultra libéral !).

Son début de campagne est caractérisé par une surmédiatisation partisane qui a impact considérable dans l'opinion surtout suite à son passage TV à "j'ai une question à vous poser" sur TF1. Les bons sondages lui donnent des ailes et le poussent à un excès de confiance déplacé.

Royal a profité de deux phénomènes. D'une part le mécontentement important de la population vis à vis du bilan de la droite a donné du volume à la gauche et d'autre part elle a tiré parti à merveille des débats lors des primaires socialistes où elle incarne un réel changement et un nouvel espoir.

Jusque le  début de l'année, elle était très haut dans les sondages. Mais la phase importante d'écoute (forum participatif) et une série d'attaques douteuse de la droite l'a un peu fragilisé. Ajoutons à cela un manque de présence médiatique et je le répète un parti pris partisan des médias pour Sarkozy ont quelques peu refroidi les socialistes.

Après son intervention à Villepinte, le programme était clairement défini, le mieux défini des trois principaux candidats, a permis l'amorce du rebond dans l'opinion. La polémique stérile sur le financement a provoqué des nouveaux remous qui a tourné à son avantage après les hésitations de la droite sur les propositions de l'UMP (c'est selon moi le tournant, car la crédibilité de Sarkozy en a pris un sérieux coup).

Enfin, son brillant passage TV sur la même émission de TF1 avec des scores bien meilleurs que ceux de Sarkozy ont achevé la remontée. Cela démontre que l'attente des français est toujours présente, et que c'est le déficit de médiatisation du projet et de la candidate qui ralentissait le tout.

Bien sur rien n'est joué actuellement, les deux principaux candidats font jeux égals dans les intentions de vote, mais le virage a bien était pris et une nouvelle phase de campagne s'ouvre.

Les attaques deviennent plus violente entre les trois candidats et de plus en plus ciblées, cristalisant les positions et exacerbant les prises de paroles même par des artistes sur des plateaux télé. Il y a deux visions de la société qui s'affrontent. L'une proche des préoccupations de la population, l'autre soumise au CAC 40.

N'oublions pas que la campagne se jouera réellement dans 3 à 4 dernières semaines avant le premier tour, aujourd'hui il faut tenir ses positions avant de lancer les grandes offensives.

Enfin et surtout, gardons à l'esprit que la seule à donner de l'espoir dans cette campagne et sachant faire preuve d'humanité reste Ségolène Royal ! 

mardi, 20 février 2007

Ségolène excellente à "j'ai une question à vous poser"

medium_207846.jpgSégolène hier soir sur TF1 a attiré 9 millions de téléspectateur et 37% de part de marché, portant même un pic à 10,7 millions loin devant le score de Nicolas Sarkozy qui pourtant en avait fait un argument de campagne.
Soulignons aussi que c'est d'autant plus exceptionnel que l'émission s'est déroulée durant une période de vacance scolaire.
 
Après un début légèrement crispé, qui n'a pas duré plus de 10 mn, Ségolène Royal a pu dérouler notre programme sans le filtre hostile des médias et des journalistes inféodés à la droite.
Elle a fait montre d'une compassion et d'une sensibilité réconfortante. Provoquant d'ailleurs l'ironie de certains ministres au pouvoir. Et oui, à gauche l'humain prime avant tout, et oui nous savons écouter nos prochains et nous comprenons leur douleur. C'est l'une de nos différences.
 
Les français ont pu entendre clairement la société que nous leur proposons, et nombreux ont été touché d'après ce que j'entends autour de moi. Enfin certains ont pu se rendre compte que l'information sur elle était biaisée.
 
-> le SMIC à 1500 euros
-> le relèvement de  5% des petites retraites et des allocations
-> une position forte pour enrayer les délocalisations 
-> une relance de l'économie par la consommation
 
Elle a été très claire, directe, sans fard, tout en sachant se montrer ferme sur l'éducation, l'encadrement des jeunes, ...
 
Enfin, le score de cette émission démontre une nouvelle fois l'imposture des sondages (qui disent de plus en plus n'importe quoi : un candidat ne passant pas le 1er tour, gagne le 2nd !? je n'ai pas du tout comprendre de la logique des sondeurs ou alors ils doivent réviser d'urgence le code électoral) 

lundi, 19 février 2007

L'imposture Bayrou

medium_sansissue.gifFrançois Bayrou est un homme de droite qui méritait un minimum de respect car au-delà de son appartenance politique, on voyait en lui un homme fidèle à ses convictions, surtout européenne.
Je le répète, je respectais son engagement, mais je critiquais ses positions et ses propositions qui ne sont pas les miennes.
 
Mais dernièrement, il déçoit énormément car comme Sarko, il souhaite tromper les français sur sa couleur politique : NON il n'est pas de gauche, et rien en lui n'est de gauche.
 
Sa famille politique, ses soutiens, son parcours font de lui un homme ancré à droite (à le croire ainsi que Sarko, cela devient honteux puisqu'is veulent tellement nous faire croire qu'ils ont changé vers la gauche).
 
Il partage entièrement le bilan du gouvernement. N'oublions pas  qu'un ministre (de Robien) est UDF, qu'un autre en est issu (Borloo) et tous ont brassé beaucoup d'air pour ne rien faire de concret !
Les députés UDF de 2002 proviennent d'accord avec l'UMP et c'est seulement depuis deux ans que l'UDF se montre timidement critique (rarement sur le fond, mais plus généralement sur la forme) vis à vis du gouvernement.
 
Ce que souhaite réellement Bayrou ? exister politiquement, obtenir un poids politique conséquent pour mieux négocier avec l'UMP, son souhait est de voler des voix à gauche pour mieux les donner à Sarko au 2ème tour.
 
Je regrette cette méthode, qu'ils assument leurs convictions ! 
 
C'est quand même fou tout ces politiques au coeur du gouvernement et qui prônent une rupture !? 

vendredi, 16 février 2007

Ségolène à Dunkerque

medium_dscf3085.jpgC'est dans un kursaal bondé que Ségolène est venue nous parler d'éducation. 10 000 personnes dans les salles se sont rassemblées pour venir entendre un discours fort en espoir et en émotion.
Un large parterre d'élus locaux étaient présents au premier plan, au delà des étiquettes socialistes.
Un frisson m'a même envahi lorsqu'à quelques minutes de son arrivée, les jeunes socialistes ont entonné une marseillaise vibrante, reprise par une bonne partie de la salle.
Dans son discours, Ségolène a rappelé le désastre que provoque le gouvernement  depuis 5 ans dans les rangs de l'éducation, et du corps enseignant. Elle a porté haut les couleurs de la laïcité, de la République, du devoir impérieux qu'ont les professeurs pour faire réussir la France et pour former la jeunesse.
Elle a décliné son programme très précisément, et il est pour le moins ambitieux. Remettant en cause la politique menée par la droite.
Elle a envahi l'assemblée d'émotion quand elle a rappelé comment, elle une fille de famille nombreuse et traditionaliste destinée à devenir une femme au foyer, a pu grâce à ses professeurs et à l'éducation s'émanciper et devenir la femme qu'elle est aujourd'hui.
Enfin, je ne peux que saluer sa résolution à redonner des moyens à l'Education Nationale en redevenant le premier budget de France, et en abandonnant le projet  d'un second porte avion nucléaire cher (dans les sens du termes) à la droite. Entre l'armée ou l'éducation, Ségolène et la gauche a choisi !
Bravo Ségolène, tu nous a fourni un discours riche et convaincant ! 

jeudi, 15 février 2007

du désengagement de l'Etat

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Voici l'une de mes anecdotes qui se rapproche de l'inquiétant désengagement de l'Etat effectué par l'actuel gouvernement. Dernièrement j'ai du emprunté l'autoroute A16 vers Gravelines pour rendre visite à de la famille, et j'ai pu constater lors du retour que cette autoroute n'était plus éclairée.
En fait, l'Etat a décidé, pour des mesures économiques, de ne plus dépenser d'argent à ce sujet !
 
La sécurité se trouve grandement diminuée en nous plongeant  ainsi dans l'obscurité. On nous prend pour des imbéciles lorsque cyniquement on nous fait remarquer que la route n'a pas besoin de lumière puisque le nombre d'accidents est bien inférieur à la moyenne nationale. Jamais ils ne font la corrélation entre les deux, si le nombre est inférieur c'est bien parce qu'il a de la lumière !
 
Ensuite, je m'interroge sur le sort que l'on veut faire sur le Dunkerquois, avec une A16 dans l'obscurité et une A25 (Lille-Dunkerque) qui tasse les vertèbres des conducteurs. L'Etat veut-il que les Dunkerquois restent chez eux ?
 
De plus, qu'elle est le rôle de l'Etat si ce n'est d'assurer la sécurité de ses concitoyens. 
 
Enfin, j'espère qu'à défaut d'une solution logique de l'Etat, des propositions pourront venir des collectivités locales (Région ? Département ? CUD ?) en attendant. 

mercredi, 14 février 2007

La belgitude de Johnny

medium_561752076_small.jpgL'ex idole des jeunes, le king du rock français, devient belge !

Par ma position géographique, j'ai un attachement particulier pour la Belgique, et ma première réflexion fut de me dire, qu'ils héritaient d'un bien triste personnage, très égoïste.

Jean-Philippe Smet a gagné en 2006, plus de 8 millions d'euros, il s'est déjà exilé en Suisse où il devrait payer environ 200 000 euros d'impôt, et il est actuellement à Paris pour faire ces concerts à Bercy (bin oui, n'oublions pas qui lui amène son argent !)

Je suis outré par cette façon de penser, du chacun pour soi, à fuir un impôt juste. Et oui ! sa fortune (estimation de 150 millions d'euros de gain depuis le début de sa carrière) il la doit bien aux porte monnaies des français. Pourtant alors que ce même individu chantait il y a peu pour des oeuvres caritatives, et le premier à ne pas être solidaire.

C'est peut-être facile comme réflexion, mais je pense que pour donner des leçons de moral et de générosité, il faut s'acquitter des impôts qui bénéficient à l'ensemble de la communauté. C'est cela l'égalité et la fraternité.

Quand je vois que même 200 000 euros sur les 8smillions qu'il a gagné en un an c'est encore trop et qu'il préfère se réfugier à Monaco avec un passeport belge pour ne rien payer du tout, j'ai envie de placer cet individu au même niveau que les truands !

Et que l'on ne me tienne pas l'argument comme quoi il veut sa famille à l'abri du besoin ! de qui se fout-on ? et nous comment fait-on ? avec les fortunes qu'il possède nous pourrions vivre plusieurs vie, malgré l'impôt. 

Par ailleurs, il serait peut-être temps que les paradis fiscaux comme Monaco cessent de torpiller les fiscalités nationales.

Puis, comme les médias actuellement ne sont pas très regardant sur la fiabilité de leurs informations, il suffit de voir l'allégeance envers un certain président de parti politique majoritaire dans le gouvernement en place, je suis allé voir directement sur les journaux belges. 

Et bien non, Johnny n'est pas encore belge, son dossier n'a pas été validé, les parlementaires ne le traiteront pas différemment des autres 3000 demandes en attentes.

Une fois de plus, les médias ont démontré une certaine incompétence ou du moins un manque de recul et vérification de l'information, et Jean-Philippe devra rester un peu plus en Suisse et débourser un peu. 

mardi, 13 février 2007

Les autres ...

medium_2266650_89.jpgComme dans ce célèbre film d'Alejandro Amenabar avec Nicole Kidman, lorsque j'ai vu hier soir Mme Buffet, M. de Villier et M. Besancenot, je me suis dit qu'ils étaient déjà morts dans cette campagne mais qu'ils ne le savaient pas encore.
Ce n'est pas pour les décrédibiliser ni pour les diminuer, mais j'ai bien ressenti, surtout avec Mme Buffet, non pas une envie de gagner, de faire avancer le débat par des propositions concrètes, mais  un besoin de prouver qu'elle existait encore en critiquant et s'opposant à tout pèle mêle, sans retour ni remise en question.
Pourtant Mme Buffet a bien su réagir et argumenter sur les 35h et la retraite à 60 ans. A une logique financière et économique, elle a opposé une farouche volonté que chacun puisse vivre sa vie et s'épanouir.
Ce n'est donc pas tant des différences idéologiques qui règnent entre nous, mais une façon de faire qui sent un peu trop la poussière. Le PC a réellement besoin de conserver son socle idéologique mais de changer l'image et le prisme à travers lequel il faut voir le monde.
Le PC, même si je n'en fais pas parti, a besoin d'une vraie rénovation !
 
Olivier Besancenot joue un autre registre, celui d'une gauche ultra qui n'aspire pas à gouverner mais à déplacer le centre de gravité de l'ensemble du bloc de gauche. Dans ce sens son action est plus bénéfique que celle d'Arlette Laguillier. Sinon, son discours avec des intonations "djeuns"  est tout de même encore poussiéreux sur le fond. Mais là, j'avoue une certaine subjectivité.
 
medium_00039134.jpgEnsuite, M. de Villiers, qui s'est surtout évertué à montrer sa différence avec Le Pen malgré un programme réactionnaire, conservateur et digne de la droite de la droite. Mais c'est son fond de commerce et sa signature. Par contre, alors que je lui reconnait un talent d'orateur, sa prestation d'hier n'était pas des meilleures.
 
Enfin, reste Le Pen. Tout d'abord quand je l'ai entendu, toujours avec les mêmes idées stériles, je me suis dit : tiens il a vieilli, il est moins percutant. Puis au fur et à mesure de son intervention, je me suis rendu compte que ce n'était pas lui qui avait tellement changé, ou tellement diminué. Mais c'est l'environnement politique qui s'est durcit considérablement depuis une dizaine d'années.
Ses couleurs ne sont pas fanées, mais elles sont moins contrastées puisque le fond s'est obscurcie.
C'est un phénomène inquiétant,  car il s'est fait lentement, imperceptiblement mais aujourd'hui c'est bien installé : la droite est bien plus dure qu'il y a dix ans, et cela touche par certains aspect la gauche aussi.
 
L'émission n'était pas transcendante, et le panel ne me semblait pas si représentatif, avec les sempiternels petits jeunes UMP de 22 ans qui n'ont jamais bossé, et qui réclament de bosser plus, les gérants qui ne trouvent pas de chômeurs, qui sont à leurs yeux tous fainéants, ...
De toute façon 100 individus ne représenteront jamais la société. Regardez autour de vous, pour des personnes de mêmes âges, de mêmes conditions sociales, de même lieu de travail, de même culture et/ou religion, ou de tout à la fois, malgré cela  deux personnes n'auront pas les mêmes opinions sur tous les sujets. 
Chaque personne est unique ! 

lundi, 12 février 2007

L'espoir est en marche !

medium_file_231412_619401.jpgNous y voila. Ségoléne a été hier à Villepinte comme nous pouvions l'espérer : Royal !

Elle a présenté avec force, détermination et beaucoup d'émotion un pacte présidentiel de 100 propositions qui nous fera gagné cette élection et qui nous permettra enfin de changer les choses en profondeur.

La phase d'écoute a été primordiale et nous sentons bien l'empreinte de la participation dans l'ensemble des propositions. Voici à quoi ressemble cette nouvelle démocratie, où tout à chacun à son mot à dire car il sait comment est son quotidien. Nous sommes loin de ce que les opposants nous lançaient au visage il y a encore peu : des réunions Karaoké ou des réunions tupperware. Une nouvelle fois, après les primaires, ces réunions ont ringardisé la droite.

Concrètement, hier j'ai entendu plusieurs choses. Tout d'abord, le curseur est bien positionné à gauche, ce qui me comble d'aise !

Ensuite, ce programme ne convient pas à la droite, ce qui est un autre bon signe.

Mais, il faut relever, outre un SMIC à 1500 euros mis en place rapidement, une élévation des petites retraites et des allocations handicaps de 5%, la gratuité totale des soins pour les moins de 16 ans (8% des foyers n'ont pas de mutuel ni de CMU), l'organisation d'une conférence nationale sur le pouvoir d'achat, le doublement de l'allocation de rentrée, la garantie de maintenir une évolution d'un pouvoir d'achat minimum, lutter contre le logement cher, mettre en place de vrais indicateurs sur les prix, mettre la fonction publique au coeur de la société, placer l'enseignement à la place qu'il n'aurait pas du perdre, retirer le CNE et faire du CDI la règle ... j'ai aussi entendu ce que tout le monde réclamait : conditionner les aides publiques entreprises à l'engagement de ne pas licencier quand le groupe fait des bénéfices, ou à l'obligation de rembourser ces aides en cas de délocalisation !

Mais aussi une large réforme de nos insmedium_segopresidente.jpgtitutions (abrogation 49.3,  proposition de loi sur inspiration populaire, mandat unique, jury citoyen, ...) et cela dans les quelques mois qui suivent l'investiture. Ce n'est qu'une 6ème république qui cache son nom. Je remarque avec plaisir la griffe d'Arnaud derrière tout cela !

Nous voici regonflés à bloc, avec un programme de gauche avec une solide candidate pleine de charme et charisme, et une évolution enfin possible de la société.

Ségoléne dans ce blog, il y a quelques semaines je t'avais demandé de nous donner de l'espoir, mon souhait est réalisé ! 

jeudi, 08 février 2007

C'est parti

medium_Sarkozy.Renvoie_le_clown.jpgEt voila, la campagne PS s'est enfin élancée. La phase d'écoute est close et Ségoléne est entrée dans l'arêne. J'ai été ravi de son discours porteur d'espoir et plein de puissance de ce mardi soir.
Elle s'est résolument ancré à gauche ! enfin nous avons entendu qu'il fallait remettre en cause les privilièges de la droite. Qu'il fallait cesser de les mettre au dessus des lois. Il fallait rappeler qui sont Jaurès et Blum.
Halte au grand écart de la droite qui dit tout et son contraire. Le dernier exemple, dans l'affaire des cariatures de Charlie Hebdo, et du procès à la liberté d'expression intenté, Sarko a tout d'abord assuré la Grande mosquée de Paris et l'Union des organisations islamiques de France de son soutient pour conserver un certain vote communautaire. Mais quand il a vu comment la gauchet et l'UDF sont venus défendre la liberté d'expression, il a subitement changé d'avis.
Ce qui provoque naturellement la rage de ses ex-amis. On voit bien là, que la droite navigue au gré des événements, sans vouloir les changer ou les modifier. Sarko c'est le Panglos de la politique, où il vit dans le meilleur des mondes possibles, et où c'est l'homme qui doit s'adapter. Le PS est peut-être candide, mais nous, nous voluons changer le monde pour qu'il devienne meilleur pour l'Homme.
 
Pour revenir sur les caricatures, je ne peux qu'apporter mon soutien à Charlie Hebdo, car si nous remettons en cause la liberté d'expression, et le fait de rire de tout, il ne nous reste rien !
Comme Voltaire l'a dit : "je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je mourrai pour que vous puissiez l'exprimer !". 

mardi, 06 février 2007

Sarko l'homme du passé.

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Non je n'ai pas voulu voir le Sarkoshow d'hier soir sur TF1. De toute façon, c'était couru d'avance, pour TF1, le Figaro, et consorts, quoique Sarko fasse ou dise, ces médias diront qu'il s'en est bien sorti !

J'ai donc décidé de le boycotter. 

Ce qui m'a tout de même permis de réfléchir sur ce type et sur la complicité des médias. Et je ne comprend pas !

à l'heure où l'Amérique se débarrasse de Bush, à l'heure où Blair est en fin de règne en Angleterre, à l'heure où les italiens ce sont échappés de Berlusconi, tous représentant de la politique cynyque et imbus d'elle même, en France les médias applaudissent un bonhomme politiquement atlantiste/bushiste, socialement proche de Blair (c'est à dire marche ou crève), et médiatiquement clone de Berlusconi. Bref, ils applaudissent un type que le reste du monde exècre.

En plus d'être un homme du passé, Mitterand aurait dis de lui que c'est aussi un homme du passif, à l'instar de VGE. Il ne peut pas nier sa présence au gouvernement depuis 2002 et il ne peut faire comme s'il n'avait pas les mains libres en étant à la tête du parti majoritaire du gouvernement.

Son bilan est catastrophique et son projet (très mince) est terrifiant.

Cessons la duperie, virons le ! 

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