vendredi, 31 mars 2006

La droite veut plonger le pays dans le chaos.

Nous pouvions espérer un sursaut du conseil constitutionnel quant à la conformité du CPE, c'était oublier que sept membres sur neuf sont issus de la droite et totalement inféodés à celle ci, tandis que les deux autres ne représentent plus la gauche tant l'illusion du pouvoir les a rongés.
 
De Villepin, De Robien et Chirac font le pari du désengagement du peuple qui est désormais opposé à 83% à ce texte. Ils prennent le risque de voir des débordements que nous ne pouvons pas approuver, mais que nous comprenons.
 
"Le rue ne gouverne pas !" martèlent-ils. Qui donc alors, après 4 ans de pouvoir suite à un hold up électoral, après avoir perdu toutes les élections depuis les législatives de 2002, après avoir perdu leur allié UDF, à voir les fissures qui deviendront fossé avec une partie (la majorité ?) de l'UMP, comment peuvent-ils parler encore de légitimité ???
C'est scandaleux et irrespectueux envers les électeurs.
 
83% des français, l'ensemble des forces de gauche, l'union des syndicats (qui ne c'était même pas vu en 1995 face à Juppé), l'UDF, de plus en plus d'UMP auraient-ils tous tord devant Dominique Galouzeau de Villepin qui n'a jamais subit le suffrage universel.
 
La droite dans ce suicide politique compromet l'avenir de la France, et nous plongera dans une crise sans précédent.
Nous ne sommes pas en mai 68, où la jeunesse se battait pour une idée de liberté, nous ne sommes plus en 95 où la jeunesse empêchait déjà une réforme dangereuse voulant la brader à 80% du SMIC. Non ! en 2006, nous luttons tous pour notre survie dans un monde et une france où l'individu devient une marchandise qui se doit d'être flexible et docile.
 
Ne nous trompons pas de combat, le CPE et la droite sont liée dans un pacte diabolique surveillait par les cerbères actionnaires.
Il faut changer de France, changer de politique, et rapidement. La lutte ne peut que se poursuivre et se durcir. NHe baissons pas les bras, dans ce rapport de force, ce sont deux visions opposées du monde qui s'affrontent. N'attendons pas 2007 pour faire comprendre notre message :
"NON à la France ultra-libérale ! Non à De Villepin ! Non à Chirac ! Non à Sarkozy ! "

mardi, 07 mars 2006

Non au CPE

Aujourd'hui des manifestations réunissant des étudiants, des lycéens, des salariés du privé et du public ont lieu dans toute la France, faisant écho à celles du 7 février.
 
Nous ne pouvons qu'être solidaire de ce mouvement de colère vis à vis d'un gouvernement d'ultra droite qui n'a pour vocation que de pousuivre la casse sociale.
 
Le Contrat Première Embauche est une véritable ineptie, qui plongerait les jeunes dans une précarité de tout instant. Ce n'est pas en favorisant la flexibilité de l'emploi et du licenciement que nous pourrons réguler le problème du chomage, au contraire.
 
La solution ne peut passer que par une relance économique qui permettra à nos sociétés d'embaucher. Comment créer les conditions de relance ?
 
Lorsque nous analysons la situation dans notre pays, nous constatons que notre commerce extérieur est en berne, que les acquis sociaux sont démentelés un par un, que la consommation fonctionne au ralenti. Cessons de n'envisager des solutions qu'à court termes qui profiteront à une poignée d'actionnaire.
 Augmentons enfin les salaires de l'ensemble de la population, c'est le seul levier sur lequel nous pouvons agir, pour permettre une relance de la consommation intérieure.
 
Entre 1998 et 2001, c'est grâce à ce levier que la France a su tirer son épingle du jeu alors que l'Europe subissait un climat économique morose.
 
Mais les chapelles idéologiques de la droite et de l'ultra droite sarkozienne sont passées par là : Toujours plus de flexibilité, plus de profit financier, moins de pouvoir d'achat.
 
Et aujourd'hui, ce sont nos jeunes qui sont visés. Le CPE est une émanescence de la branche armée de l'UMP : le MEDEF. Ils veulent que nous travaillons plus, moins payés, sans être certains du lendemain et avec le sourire s'il vous plait.
 
Raffarin avait dit que ce n'est pas la rue qui gouverne et Villepin explique que c'est un manque de pédagogie, en somme, pour nos dirigeants, nous sommes des ânes infantilisés qui ne doivent pas penser. Ce n'est pas une façon démocratique d'envisager la politique !
 
Forçons le gouvernement à abandonner ce projet d'une autre époque, n'oublions pas, et le moment venu mettons les dehors pour longtemps !