dimanche, 27 novembre 2005

Derrière Arnaud Montebourg

Arnaud Montebourg a décidé de quitter le NPS. Alors qu'il a créé ce courant il y a 3 ans, aujourd'hui Vincent Peillon lui a volé l'appareil.
 
Je suis tout à fait solidaire de cette démission. La synthèse NPS au congrès du Mans était un acte de décés !
Désormais je me battrai pour la reformation d'un courant autour d'Arnaud Montebourg. La structure et le réseau que nous avions créé à l'époque pour le NPS existe toujours, mais à mon niveau, au moins, je m'emploierai à utiliser ces ressources pour ce nouveau courant.
 
Je salue une nouvelle fois le courage politique d'Arnaud Montebourg qui  n'utilise pas le parti à des fins arrivistes, mais bien idéologique. Il prend des risques, il prend des coups, mais nous restons derrière lui, car c'est le seul avenir de la gauche. Une gauche réformée, moderne et dynamique.
 
Bravo Arnaud ! 

mardi, 15 novembre 2005

émeutes en France

Il y a trois ans lors des campagnes présidentielle et législative, la droite qui malheureusement nous gouverne avait surfé sur le sentiment d'insécurité où elle avait été aidée dans ce travail par les médias qui n'avaient de cesse de nous montrer des images de violences urbaines ou d'incivilité.

Par ailleurs, Lionel Jospin, durant sa désastreuse campagne présidentielle, avait involontairement favorisé ce plan médiatique du camps adverse, en mettant en avant sa naïveté face à ses événements.

Même dans des villes comme Coudekerque-Branche, où la violence n'avait jamais atteint des proportions alarmantes, les conseillers municipaux de l'opposition réclamaient une police municipale afin d'endiguer et de réprimer une hypothéthique montée d'actes incivils. Il n'y avait pas de réels besoins, mais cela démontrait une volonté et un programme politique clair du niveau national au niveau local : il fallait priviligier la répression plutôt que la prévention.

Dans ce jeu de propagande, il faut reconnaitre que le gouvernement actuel (Sarkosy en tête) a su installer la peur dans les foyers d'une manière durable (même si je ne minimise pas les faits et l'existence d'actes de violences, mais pas dans les proportions décrites à l'époque, où le mot "jeune" signifiait "délinquant").

Avec Raffarin et de Villepin, le petit nicolas a engagé et poursuivi sa politique de cogne, en multipliant ses passages télé tonitruant et en additionant les formules faciles. Parallèlement, le gouvernement baissait les dépenses considérées inutiles comme les subventions aux associations de proximité, aux associations d'insertion.

Tout cela a instauré un climat où l'avenir ne représente plus d'espoir pour les jeunes (fin des emplois jeunes, plus d'interlocuteur pour leurs problèmes quotidiens, ...). Bref, plus de prévention et d'écoute.

Après 3 ans de répression dure, la situation en France n'a jamais été aussi explosive !

C'est un véritable échec de la politique de sarko qui se mesure au nombre de voiture et d'école brulé. Mais pensez-vous que cela l'amène à se poser des questions ?

Et bien non : il persiste et signe en stigmatisant toute une "frange de la société considérée comme racaille à karcheriser, et qui sont bien sur des étrangers en situation irrégulière ou régulière qu'il faut expulser."

Plus il parle, plus ses discours se rapprochent de ceux de l'extrème droite indigne d'un ministre d'Etat représentant de la République. Comment ose-t-il parler d'impunité zéro, alors que nous avons un Président qui refuse de se soumettre à la justice, que nous avons un ancien premier ministre qui a voulu faire pleurer dans les chaumières suite à sa condamnation à 10 ans !!

Il devrait se souvenir que la République doit aimer tous ses enfants, même ceux qui lui sont ingrats !

Enfin, comment avoir espoir en ses personnes qui d'une mesure d'exception, instaure un couvre feu pendant 3 mois. Déjà nous avions vigipirate qui reste toujours activé, maintenant nous avons un couvre feu !!

 

Comme l'a si bien chanté Renaud :

"La France est un pays de flic;
à tout les coins de rue y'en a cent;
pour faire régner l'ordre public;
ils assassinent impunément."